Copie ou les premiers visiteurs… la première représentation

Et voilà. Les premiers spectateurs ont vu hier l’installation terminée « La Nuit » ! Des paroles unanimement élogieuses en réponse à ce mystérieux mélange d’images de scènes nocturnes imprévisibles, de sons hypnotiques de Valery Vermeulen et de paroles surréalistes du Bouddha.

A voir encore au CC deMeent à Alsemberg, pendant les heures d’ouverture, jusqu’au 4/01/20.

Soulages

Michel Fabra, une de mes connaissances zen, est responsable du centre Zen de Poitiers (France). Il a récemment publié de belles lignes sur le peintre Pierre Soulages qui aura bientôt 100 ans et qui a peint principalement en noir. Je cite :

« Toutes ses œuvres sont peintes avec de la peinture noire. Il peint le noir. Au début, c’était avec du brou de noix, ce n’etait pas cher. Il dit qu’en peignant le noir, il fait parler la lumière.
ça me fait penser à notre pratique du zen. On est habillé en noir. Souvent, les gens demandent pourquoi on est en noir. Ça peut être une réponse : on fait parler la lumière. Pierre Soulages parle d’obscurité. Il dit que dans cette obscurité, il trouve la vraie lumière. Dans notre pratique zen, dans le Hokyo Zanmai, il y a la célèbre phrase : Minuit est la vraie lumière, l’aube n’est pas claire.
Pratiquer zazen, c’est aller au tréfonds de notre obscurité. Y amener la lumière. »

(Source: https://www.facebook.com/1902171056733721/posts/2508019499482204/?sfnsn=mo)

Première représentation réussie

Lors de l’exposition « Kunst in het Dorp » (L’Art dans le Village) à Bellingen, l’installation « La Nuit » a été présentée en avant-première en inachevée (11min40 des 25min) au public pendant les week-ends du 14-15 & 20-22 septembre.

 

Selon les organisateurs, environ 1.100 visiteurs se sont déplacés. Beaucoup d’entre eux sont venus visiter l’installation. Les premières réactions ont été extrêmement positives. Beaucoup d’entre eux ont regardé la vidéo et se sont laissés emporter par le flux de musique et d’images.

Vous trouverez ici un album photo de cet événement : https://www.flickr.com/photos/59919841@N05/albums/7215771108322043232

Et maintenant : rendez-vous pour la première le 19 décembre au CC De Meent à Alsemberg ! où l’installation sera présentée dans sa forme finale !

À propos de l’importance de l’obscurité

Une œuvre d’art vidéo sur la nuit n’est pas un moyen d’évaluer, d’éclairer, d’expliquer ou d’interpréter la nuit et l' »invisible ». Bien au contraire ! Il s’agit de redonner tout l’espace nécessaire à ce qui n’est pas (ou pas facilement) accessible comme la conscience, l’esprit, le sub-conscient.

Nous vivons dans un pays où toutes les rues et les places sont abondamment éclairées la nuit. Les ruelles sombres ne sont pas tollérées. Au nom de la sécurité (et de la totale transparence de tout et de tout), l’obscurité doit céder la place partout à une clarté globale. Avec La Nuit, j’essaie d’entrer dans les ténèbres (de notre cœur).

Sans lampe de poche.

La question du texte

Hors narration

Et puis je dois parler des textes du Bouddha que je veux utiliser dans cette installation multimédia. Jusqu’à présent, je ne vous en ai pas beaucoup parlé et je ne l’ai pas beaucoup expérimenté. C’est un travail encore à venir.

Les premières notes dans mon carnet que je peux trouver sur ce projet datent du 31 octobre 2016. J’ai écrit, entre autres… :

« Est-il possible de faire un film qui ne soit pas basé sur le langage ? »

Je voulais dire : est-il possible de travailler purement visuellement et auditivement ? Ne pas partir du schéma trop serré des mots, des phrases, des concepts, de la pensée.

Donc, en excluant toute histoire, toute voix.

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Nuits électriques

On ne peut plus imaginer les nuits précédant la révolution industrielle : les nuits sans éclairage au gaz ou à l’électricité. Qu’est-ce que les gens faisaient alors ? Y avait-il une vie nocturne ou la plupart d’entre eux restaient cloisonné à l’intérieur ? Cela nécessiterait une étude distincte. En effet, depuis l’introduction de l’éclairage public, de nouvelles formes d’interaction sont apparues et sont de plus en plus nombreuses aujourd’hui : on ne peut plus imaginer une nuit sans aucune forme d’éclairage qui relie les gens.

A la fin du XVIIIe siècle, Nicolas Restif de la Bretonne voyait déjà la beauté de l’éclairage des rues et autres éclairages nocturnes : « … la lueur des réverbères, tranchant avec les ombres, ne les détruit pas, elle les rend plus saillantes: c’est le clair-obscur des grands peintres.

Depuis, les nuits urbaines sont fiévreuses et exubérantes. Les jours de carnaval, par exemple, la nuit est le temps d’innombrables nouvelles formes de sources lumineuses qui soulignent encore davantage la magie de l’événement frénétique.